La perte d’un animal

La perte d’un animal

Il y a tout juste une semaine, mes parents m’appelaient pour me dire que notre Fidji, notre chienne, vivait ses dernières heures. Pas une seconde les jours précédents je n’aurais pu l’imaginer. Elle avait 6 ans, et la veille encore elle adorait manger, elle sautait partout quand on lui disait qu’on allait se promener, et elle adorait nous courir dessus pour nous dire bonjour. Cela a été un choc, et pendant tout le trajet qui nous menait vers notre maison, je songeais à cette horrible pensée « et si c’était vraiment la dernière fois que je la voyais? »

Quand nous sommes arrivés, elle n’est pas venue nous dire bonjour, elle n’en avait pas la force. Seule sa queue remuait pour nous montrer qu’elle était heureuse de nous voir. Nous sommes restés toute la journée autour d’elle, à la câliner, la prendre dans nos bras, lui parler, et même lui donner un bout de fromage (elle n’avait pas perdu le sens des réalités !) Elle est partie alors que nous étions cinq à lui faire des caresses et des câlins. A l’aimer jusqu’au bout.

Car oui, nous l’aimions profondément. Tous ceux qui l’ont connue l’aimaient. Nous avons reçu un nombre dingue de messages de personnes de notre entourage qui ont pleuré pour elle. Notre Fidji a marqué les esprits par son imposante taille, mais aussi par sa personnalité, son côté Nounours et grosse peluche, comme nous l’appelions.

Ce n’est pas pour rien que la nounou des Darling de Peter Pan est un St Bernard. Ce chien ne ferait pas de mal à une mouche. D’ailleurs, notre Fidji avait un contact particulier avec les enfants, se laissant promener par eux, et jouant même parfois au poney. Nombre de fois nous nous sommes couchés sur elle, ou nous l’avons prise dans nos bras lorsqu’elle était assise : sa taille imposante et ses yeux nous réconfortaient, comme un doudou.

Elle posait sa tête sur nos genoux quand ça n’allait pas, et tout paraissait plus beau. Elle venait se caler entre nos jambes quand nous étions assis sur le rocking chair, pour que nous caressions sa tête. Elle arrivait en pleurant de joie quand on franchissait la porte d’entrée et nous bloquait dans un coin pour être sure de monopoliser notre attention. Ce chien, ce n’était que de l’amour, vraiment que de l’amour.

C’était une vraie peluche, un distributeur de câlin comme j’aimais l’appeler. Vraiment, de toute ma vie, jamais je n’ai rencontré une chienne comme elle, aussi docile.

Le vide qu’elle laisse derrière elle est grand, et je le sais, je vais encore pleurer pour elle. Parce qu’elle me manque, parce que je la cherche encore dans le jardin avant de rentrer, parce que quand je vais me coucher j’ai toujours le réflexe de vouloir lui faire un bisou et laisser la porte de la chambre ouverte pour qu’elle vienne au pied du lit.

Je ne l’entendrais plus ronfler la nuit, ni aboyer sur les chiens du voisin. Je ne la verrais plus me quémander un bout de fromage avec ses yeux de chien battu. Je ne la verrais plus arriver en courant quand je l’appelle. Toutes ces choses me manquent et me manqueront véritablement.

Je vous remercie tous et toutes pour tous vos messages de soutien, qui nous sont allés droit au cœur. Ca fait un bien fou de se sentir épaulé, et bien que la peine soit toujours présente, vos messages bienveillants ont réchauffé nos cœurs. J’aurais aimé que vous la connaissiez tous, cette Fidji pépétte, cet adorable St Bernard qui a bouleversé ma vie par son amour. Je t’aime ma Fidji, merci pour tout.

  



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